Le nord éthiopien : la région amhara

A Débré Libanos, nous nous arrêtons faire une balade dans la nature qui nous a manqué pendant notre séjour à Addis. Nous croisons des babouins géladas dans un superbe paysage de canyon. Le lendemain, nous passons les gorges du Nil (1200 m de dénivelé) la route a été refaite, elle est OK. Mais nous avons une pensée pour Dorothée, avec son chargement de 50 kg sur le vélo et un relief pareil !!! Il faut être bien accrochée à la selle !!

Toujours des champs cultivés partout en terrasses, surtout du tef, mais aussi du blé, du mais, du sorgho… Nous bivouaquons non loin de Dejen, en bord de route et nous discutons avec deux jeunes qui parlent anglais et qui travaillent à la station de pompage à côté, il viennent à la nuit tombée nous porter du maïs grillé. Nous n’avons vraiment pas de souci avec la population en Ethiopie.

Sur la route vers Bahir Dar, nous faisons une halte pour faire le tour d’un lac dans un ancien cratère avec pleins de singes vervets et de colombus noirs et blancs.

Puis nos visites se poursuivent en bateau avec les monastères du Lac Tana et la source du Nil bleu. Ces églises rondes du XIV ème siècle sont incroyables avec leurs fresques murales immenses, qui racontent les épisodes de la Bible.

Puis nous rejoignons un mini bus avec d’autres touristes qui nous emmènent aux Chutes du Nil Bleu à 30 km de piste de Bahir Dar. Nous nous retrouvons avec quelques enfants un peu collants à la fin de la balade, mais cette fin de journée est magnifique. Nous traversons un pont ancien en pierre puis un autre pont suspendu.

Ensuite encore de belles choses à voir et une belle ville à visiter : Gondar, cité historique, capitale des souverains d’Ethiopie au XVI et XVII ème siècle et notamment le plus célèbre le roi Fasiladas avec ses bains dans lesquels tous les ans, les éthiopiens font une grande fête religieuse pour l’Epiphanie (Fête de Timkat). A noter que leur calendrier ( 7 années de décalage) ainsi que l’heure n’est pas la même qu’en Europe. Ces rois et reines vivaient dans un faste incroyable et échangeaient beaucoup avec les autres royaumes, en Europe et ailleurs.

Nous passons une agréable soirée avec deux français rencontrés chez Yohannès, au restaurant Four Sister où nous assistons à un anniversaire. Yohannès a une pension sur les hauteurs de Gondar. Nous profitons d’y aller gratuitement, le camion garé sur un parking non loin de là. C’est super de visiter une ville comme Gondar en Afrique. Depuis le début du périple, nous n’avions pratiquement pas vu de vestiges historiques bâtis !!!

En fait on a adoré l’Ethiopie pour ses monuments, ses églises, sa culture, la convivialité autour du café (tout un cérémonial) et ses villes et ses campagnes. Sa gastronomie est pas mal aussi mais un peu forte pour nos estomacs sensibles. Même l’artisanat est superbe ( nous avions aussi beaucoup aimé celui des Masai, au Kenya). Bref un pays haut en couleurs. Et encore on n’a rien vu comparé à ce que ce pays a à offrir. Avant de quitter Gondar pour monter dans les hauts plateaux et redescendre vers le Soudan, nous avons visité une coopérative de réinsertion pour femmes basé sur l’artisanat, au village des juifs d’Ethiopie, les Falashas. Nous avons aussi visité Kuskouam, la résidence de l’impératrice Mintwab (XVII ème siècle) et à nouveau recroisé les allemands que nous avions rencontré à Bahir Dar.

Notre dernier bivouac en Ethiopie, à 10 km de la frontière soudanaise, se fera sur une piste de passage des troupeaux !!! Et on se pousse car les zébus ont des grandes cornes !!!

 

Addis et ses musées

Arrivés à Addis Abeba, nous retrouvons Dorothée à la Baro Pension, dans le quartier Piazza. Deux ans qu’elle parcourt l’Afrique à vélo, femme cycliste seule ayant parcouru différents continents, et elle affirme ne s’être jamais senti en danger sur ce continent. C’est dire les préjugés que l’on a vis-à-vis de ce continent. C’est dire aussi la force de caractère qu’elle a !!! Bref, c’est avec plaisir que nous avons fait nos démarches de visas ensemble, et cela commence par squatter une matinée à l’ambassade d’Egypte où nous rencontrons Hamza, français d’origine algérienne et grand voyageur lui aussi. Dorothée y fait le pied de grue depuis mercredi dernier et nous sommes lundi. Nous avons plus de chance, nous voyons le consul le jour même (par hasard car nous n’avons pas rendez-vous, et c’est de toute façon difficile d’en obtenir un ), nous obtiendrons les visas le vendredi suivant et celui du Soudan le mardi suivant. D’ici là, nous profitons de notre pause pour visiter quelques musées de la capitale. Nous avons visité le musée ethnologique avec les appartements d’Hailé Sélassié et de son épouse. Puis nous finissons la journée à l’Alliance Française toute proche.

Le lendemain, on enchaîne avec le musée National et son département consacré à la préhistoire, et en particulier aux origines de l’humanité. Berceau de l’espèce humaine, l’Afrique a vu naître les premiers australopithèques bipèdes comme Toumai ( 7M d’années), Lucy  (3, 4 M) et Selam (3,5M d’années). Bref nous avons fait de belles découvertes et sommes remontés loin dans le temps.

Nous avons décidé le lendemain d’aller visiter le Mercato, grand marché à ciel ouvert. Hamza nous a accompagné pour une après- midi haute en couleurs ! Nous avons visité un antiquaire, joué au ballon avec des garçons dans la rue, arpenté les ruelles des artisans, ferronniers, vendeurs de café et d’épices. Le café est né ici en Ethiopie.  Nous avons aussi goûté à une spécialité, un genre de fromage mais les femmes qui le vendaient ne parlaient pas anglais. Nous n’en saurons pas plus. Hamza qui parle arabe essaie de baragouiner en amharique mais c’est pas toujours concluant !! Les deux langues ont quelques points communs, mais aussi beaucoup de différences !

Le soir, nous sommes allés voir un spectacle de danse à l’Alliance Française. Deux compagnies éthiopiennes, une ougandaise et une slovaque. Nous nous sommes rendu compte que les Ethiopiens sont assez fêtards et surtout ils adorent les danses. Ils ont encore beaucoup de danses traditionnelles pratiquées régulièrement à toutes les occasions. Nous avons aussi profité des cafés et des restaurants d’Addis, notamment un petit café français, le Louvre avec Cédric que nous avions rencontré à Tiwi beach au Kenya. Sam et Cédric en ont profité pour manger une salade du Périgord, avec gésiers et foie gras. Mais notre QG est devenu le café Qawa, avec un smoothie graines de lin bananes trop bon et pleins de spécialités.

Le temps que l’on a passé garé à la pension a aussi permis de réparer les rotules de direction du camion. Nous sommes aussi allés visiter la cathédrale de la Sainte Trinité où ont été placé les tombeaux d’Hailé Sélassié et de sa femme. Les travaux de cette cathédrale ont débuté avant la Seconde Guerre Mondiale, ont été stoppé pendant l’occupation italienne et ont repris après. Elle est donc dédié aux héros de la Libération. Une église plus traditionnelle (ronde) et plus ancienne se situe sur le même site, de l’époque de l’Empereur Ménélik II (1890).

Addis est donc une capitale originale dotée d’un métro ultra moderne et d’anciens monuments où l’on reconnait aussi le style architecturale de la période communiste. C’est aussi un peu la Bruxelles africaine où l’on retrouve de nombreuses instances diplomatiques, notamment le siège de l’union africaine. Elle attire malheureusement de plus en plus de gens des campagne qui viennent pour mendier dans la rue… Malgré cela, nous avons trouvé cette ville agréable et sûre avec une vie culturelle intéressante. Nous avons aussi profité de vérifier au laboratoire si Victor s’est bien débarrassé de sa bilharziose et c’est OK ! Par contre, je me suis payée pour le dernier soir une bonne intoxication alimentaire, j’ai mis deux jours à m’en remettre !!! Une nuit de vomi puis une journée de repos suite à un malaise (chute de tension) et j’étais sur pied pour reprendre la route ….

 

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Nous espérons que vous ferez de belles découvertes grâce à ce blog !!!

Les Doudz.

 

Le sud de l’Ethiopie

Nous voici dans l’ancien royaume d’Abyssinie pouvant se targuer de n’avoir jamais été colonisé. Les mises en garde sur ce pays ayant été nombreuses, nous ne pouvons que nous attendre au pire. Et c’est le contraire qui se produisit. Déjà, à la frontière , ça a été « easy », hormis le fait que nous sommes arrivés un dimanche, jour de fermeture des douanes. Cela nous a valu une nuit à Moyale, pas vraiment le rêve. Ville-frontère plutôt dangereuse, il a eu l’année dernière des affrontements armés entre les peuples qui se disputent sur les frontières régionales (évènements sporadiques aussi dans l’Est mais ce n’est pas notre route et Cédric nous tiens au jus). L’Ethiopie est un état fédéral qui compte  9 grandes régions. Bref, nous sommes tombés sur un petit monsieur qui nous a trouvé côté kenyan et amené de l’autre côté bien que nous lui disions de nous laisser. En fin de compte, il ne nous a rien demandé et nous a même payé un coup à boire dans le troquet d’à côté. Le lendemain, il nous a emmené trouver pour le téléphone, nous lui avons quand même laissé une pièce. Malheureusement, une nouvelle règle concernant les téléphones étrangers vient de sortir : il faut s’enregistrer. Cela nous aura valu d’attendre la capitale pour pouvoir le faire, c’est-à-dire une semaine sans téléphone. Arrivés à Yabello, nous comptions bifurquer vers Arba Minch, pour visiter cette région avec les tribus du sud -ouest, du côté de la Vallée de l’Omo. La pluie et les travaux nous ont coupé la route, nous sommes du coup restés sur la route principale vers Addis, la capitale. Ce n’est pourtant pas goudronné partout et le relief est impressionnant.

Nous enchaînons quelques journées de route, assez pluvieuses, car le visa de seulement un mois cours depuis Nairobi et nous ne savons pas pour combien de temps nous en avons à Addis pour avoir les visas soudanais et égyptien. Nous apprendrons d’ailleurs qu’ils ne délivrent le visa du Soudan que sur présentation du visa égyptien…. Nous rejoignons, après un bivouac à l’arrache en bord de route entouré d’une horde de gamins surexcités, la grande ville du sud Awasa, et nous devons négocier âprement avec la fille pour pouvoir dormir sur le parking de l’hôtel. Le lendemain, nous passons du bon temps dans cette ville balnéaire, en bordure du lac, et nous en profitons pour aller au marché aux poissons et faire faire un peu de vélo aux garçons.

 

Nous arrivons ainsi à Shashamene le jeudi soir sous la pluie, après quelques cafés et injera sur la route, un peu mal au ventre quand même ….. Très bon accueil au Zion train lodge, tenus par une famille de français installés en Ethiopie depuis 13 ans pour des raisons religieuses. En effet, il y a 50 ans, le dernier empereur d’Ethiopie, Hailé Sélassié déclara lors d’une visite à la Jamaïque que des terres seraient réservés aux rastas souhaitant rejoindre leur terre promise. Il y a du coup dans ce village une communauté d’environ 300 personnes, d’origine jamaïcaine, caribéenne et française. Même après tout ce temps, l’intégration dans le pays n’est pas évidente dans ce pays où les communautés religieuses (majoritairement chrétiens orthodoxes) cohabitent plus ou moins facilement et où pas grand- monde parle anglais. Alex et Sandrine font beaucoup d’efforts pour se faire accepter. Sandrine soigne les gens, s’occupe de leurs démarches administratives et grâce à l’association de sa belle-sœur, apporte des fournitures scolaires aux enfants. Alex met en place une activité de kung-fu pour son fils et ses copains et Laura aide ses parents au lodge en continuant ses études. Les enfants et Mickael s’entendent à merveille, ils sont ravis de jouer un peu ensemble. Nous avons aussi visité la Banana Art Gallery.

Dernier arrêt au lac Ziway, avec nuit sur le parking du Hailé Resort, un grand hôtel conseillé par Laura. En fait, en Ethiopie, le bon plan c’est de bivouaquer sur les parkings d’hôtel, gratuitement ou en prenant le dîner chez eux pour une modique somme (le birh a été dévalué ce qui rend la vie très peu chère ici). Les enfants ne veulent là encore plus partir : il y a le ping pong , les popcorns (avec le café) et le wifi !!!!

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La dernière partie de la route est super roulante. Nous traversons de superbes paysages où se déroulent des scènes de vie paysanne d’un autre temps en Europe. Ici il y a encore la charrue à bœufs, les animaux qui foulent le grain etc… Très beau. Tout ça pour atterrir sur une autoroute flambant neuve, nous transportant comme par exemple dans la plaine valentinoise en France !!!

D’un lac à l’autre

Avant de retourner à Nairobi chercher notre visa éthiopien, nous décidons de faire une petite boucle pour profiter des lacs kenyans. Nous remontons plein nord direction Kisumu, sur les rives du lac Victoria, une véritable mer intérieure.

Nous passons une première fois la ligne de l’Equateur sur une piste nous menant à la Kakamega forest (oui c’est le nom, ça ne s’invente pas !!) Là encore nous avons des surprises avec la route parce que toutes les parties qui devaient être goudronnées sont en travaux et donc c’est encore des pistes servant de déviation, à travers la campagne, que nous utilisons. Cette forêt est un vestige de l’immense forêt équatoriale qui ceinturait l’Afrique d’un océan à l’autre il y a encore …. 3000 ans. Aujourd’hui il n’en reste que des bribes au Kenya (peut- être plus au Congo) ce qui intéresse beaucoup les scientifiques qui étudient la manière dont les écosystèmes s’adaptent à la fragmentation …. Les grands mammifères ont disparus des forêts mais elles servent d’habitats à un grand nombre d’espèces notamment plusieurs espèces de singes (Colombus noirs et blancs, singes bleus, et singes à queue rouge), d’oiseaux et de serpents.

C’est l’occasion de rencontres avec des passionnés de la forêt, comme Ernest , jeune naturaliste qui participe à l’étude des singes bleus avec une université américaine. En nous promenant, nous sommes invités dans une case chez Marlene et  Wilberforce Okeka, son mari, qui est guide dans la réserve. C’est avec une grande sagesse qu’il nous parle de son travail de sensibilisation auprès de la population sur l’importance de la forêt, de son rôle dans le cycle de l’eau, et de la pression humaine qui pèse sur elle. En effet, elle représente une ressource en terme de gibier , de bois pour le feu, de terres fertiles pour la population.

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La région est très peuplée, la densité atteint 800 personnes par km2 par endroit.  Pour ceinturer le périmètre de la forêt, des plantations de thé du gouvernement sont une occasion de travail et de revenu à une centaine de familles et ainsi éviter qu’ils aillent braconner dans la forêt. Bref, la gestion de cette forêt nous a paru très très compliquée… Nous irons la découvrir avec Caroline, notre guide, appartenant à la communauté. Nous avons vu pleins d’oiseaux et de singes et des arbres impressionnants dont un de plus de 600 ans, et des immenses figuiers étrangleurs dans lesquels on peut s’installer !

Puis nous prévoyons une halte au lac Naivaisha pour le week-end. Nous nous posons dans un super camping au bord du lac, le Fisherman camp, peuplé d’animaux : hippopotames, pélicans, marabout, petits inséparables … Le Kenya est un grand producteur de thé après l’Inde et le Sri Lanka, mais aussi de café et de fleurs coupées (grandes plantations de roses sous serres autour du lac Naivaisha) .

Non loin se trouve un parc national le Hell’s gate (porte de l’enfer, en raison de la forte activité géothermique) où nous partons passer une journée en vélo (tandem) loués au camping. Nous avons eu très chaud au retour mais la balade était super et les enfants ont bien pédalé. Nous avons roulé au milieu des buffles, des zèbres, des phacochères, baladé dans des gorges avec des sources d’eau chaude (60°) et dans un superbe canyon.

De retour au camping, nous découvrons que Jean, Michel et Karine, Boulos et Zeina croisés 15 jours plus tôt à Karen, sont venus ici pour le week-end eux aussi; avec un groupe de 40 personnes qui travaillent au lycée français de Nairobi. Ils sont donc tous arrivés il y a seulement un mois au Kenya. Tous sont vraiment très sympas ; nous faisons la connaissance de Gaëlle et Carl et de leur petite June, de Laurent et Virginie avec Adèle et Jeanne, de Erwan et Manue, de Bruno et de sa femme ainsi que son fils Mylan. Victor et Noé sont ravis : pleins d’enfants pour jouer !!  Nous recevons la visite d’une girafe, élevée chez des gens, qui vient se balader dans le camp, super curieuse de nous. C’est un mâle juvénile pourtant quand on se trouve près d’elle, c’est vraiment d’un géant qu’il s’agit.

Nous repartons en même temps le dimanche après-midi en direction de Nairobi.

Nous avons le projet de retourner voir Camille et Fanny. Mais le sort va en décider autrement ( hé oui sinon on aurait rien à raconter lol). Les conducteurs sur la route, avec encore beaucoup de camions, nous inquiètent énormément. Ici, les statistiques routières doivent être dramatiques …. D’ailleurs, un accident de la route survient et nous sommes bloqués dans un énorme bouchon au-devant du bus des français. Michel vient nous proposer de suivre le bus et d’aller emprunter une piste pour Nairobi. Et là un ennui mécanique vient contrecarrer tous nos plans. Sam plonge sous le camion et trouve une vis cassée. Nous devons réparer ! Le bus des français s’arrêtent et s’inquiètent de nous. Finalement, c’est avec Bruno et Michel que Sam va gérer la panne pendant que je monte dans le bus pour Nairobi avec les garçons. Arrivés en ville en fin de journée, Laurent souhaite nous accueillir pour la nuit mais ils n’ont pas beaucoup de place chez eux. Finalement, nous allons chez Boulos et Zeina, et leurs enfants Rawane, Elisa, Yara et Jorge. Sam, Michel et Bruno reviennent dans la nuit à Nairobi avec le camion. Le lendemain, Boulos et Zeina organise une petite soirée chez eux, l’occasion de fêter dignement les 6 ans de Victor avec un bon gâteau au chocolat, des bougies, des cadeaux. Encore une fois, cette panne nous aura permis de vivre de merveilleux moments de rencontres et de convivialité. Et l’occasion pour Victor de fêter joyeusement son anniversaire.

Nous reprenons la route quelques jours plus tard plein nord, pour rejoindre la frontière éthiopienne. Nous repassons l’Equateur en bonne et due forme, avec démonstration de la force de Coriolis à l’appui ! La route est superbe et très roulante, goudronnée. Nous croisons les populations de différentes tribus, les Samburu, les Meru, les Borana, quelques animaux comme les gazelles à long cou, les babouins et beaucoup de dromadaires. Le Kenya est un grand pays, avec beaucoup de diversité ; où les disparités sont énormes, le nord désertique très aride étant vraiment très pauvre.