Hermanus, Betty s bay et les faubourgs chics du Cap

Hermanus est mondialement connue pour l’observation des baleines entre juillet et décembre. Là ce n’était pas la bonne période, mais ça valait la visite car c’est une jolie ville avec un bord de mer aménagé mais agréable. Après la balade sur le front de mer avec pique- nique à côté des dassies (damans des rochers), comme celui que nous avions vu à Meiringspoort ; nous avons fait un petit tour en ville. Les magasins y sont nombreux, on a pu acheter ce dont on avait besoin comme des nouvelles chaussures pour les garçons.

Après le Karoo, le Cap Ouest est une région très peuplée et développé, c’est même l’équivalent de ce que l’on connait en l’Europe.  Nous nous sommes garés pour la nuit sur un grand parking au pied d’une petite montagne en face de l’église hollandaise réformée, qui a une grande influence ici. La chaleur nous a freiné dans notre élan de monter sur cette montagnette….  La suite de la route 44 était très chouette. A Betty’s bay, ancienne station de pêche à la baleine, nous avons été voir les pingouins (Anne Sophie nous l’avait conseillé). C’est une espèce uniquement africaine qui pullulait dans la région avant, et qui est en déclin ainsi que les cormorans. On les appelle Jackass penguins car ils font un boucan d’enfer la nuit, avec leurs cris ressemblant à l’âne qui braie. C’est un excellent spot à pingouins, en arrivant relativement tôt, il n’y avait presque personne puis les gens sont arrivés (normal pour un dimanche).

Nous avons terminé la journée à Stellenbosch, ville / campus universitaire , blanche et fraîche, avec son village museum qui permet de visiter les maisons de différentes époques des colons hollandais des 17 et 18 ème siècle. Le clou a été un groupe de musique sur lequel on est tombé en se promenant qui nous a égayé la fin de journée d’anniversaire de Sam. La musique était très sympa, ça faisait longtemps qu’on avait pas vu de live ! On y a rencontré une professeur de l’université.

Puis Sam a soufflé les bougies dans la soirée sur un magnifique pavlova, une meringue recouverte de chantilly et parsemée de fruits rouges. On a eu du mal à se poser pour dormir, même en demandant à plusieurs personnes leurs suggestions. C’est sur un trottoir près de la bibliothèque de l’université que nous avons dormi pour finir ! Au réveil, un lundi, ça grouillait déjà de monde de partout.

Alors, nous avons roulé direct  à Frankshoek, le coin des français, refuge de Huguenots français au 18ème siècle.  Les deux villes sont typiques de l’architecture coloniale dans un site montagneux très sympa. Frankshoek  est plus campargnarde. Nous avons donc pris notre petit- déjeuner sur une table banc devant l’église. Et là nous sommes tombés sur Sarel, un fermier afrikaan. Après quelques minutes, il nous a carrément proposé de venir dormir chez lui à quelques encablures de là. Il produit des fruits, même pour l’exportation, il se rend notamment souvent en Espagne. Journée passée dans Frankshoek, visite de la chocolaterie et du magasin du potier david walters superbe, petit tour au domaine ultra chic du Mont Rochelle. Puis nous sommes allés nous baignés chez cette famille et nous avons fait un braii tous ensemble le soir autour de la piscine. Et sur leur sollicitation, nous sommes resté une deuxième nuit, tellement nous étions bien dans ce petit coin de paradis avec Runnel, Sarel et leurs deux fils Nico (11 ans )  et Louis (6 ans)…

Le lendemain, nous avons donc fait journée tranquille à la ferme, au bord de la piscine ! Sam est juste allé faire quelques courses pour préparer une bonne marmite pour le repas du soir. Runnel a adoré la marmite avec du poulet grillé après sa journée de boulot ça lui a fait bien plaisir. Sarel était absent pour cause d’étude, il passe un examen de permis bateau. Les enfants ont pu faire plein de trucs qu’ils ne font pas en France : Quad, pistolets à eau et surtout tir à la carabine. Les garçons sont hyper dégourdis, ici ils ont beaucoup de liberté, ils ne sont pas surprotégés. Victor toujours prêt à tout tester était à fond !!!! Ça leur a tellement plu qu’ils en ont oublié qu’ils ne parlent pas l’anglais et ils ont super bien joué les deux soirées. Ce n’est pas les vacances du coup les enfants étaient à l’école en journée. Nous les avons quittés à regret le lendemain !! Direction la ville du Cap mais d’abord une journée garage s’imposait ….

Swellendam et le Bontebok national park

En arrivant à Swellendam, petite ville pas désagréable mais sans rien de spécial si ce n’est qu’elle est très prisée des résidents européens notamment français,

P1060059

on s’est un peu demandé ce que l’on faisait là, du coup on s’est posé piqueniquer, on a pris de l’eau au Spar puis on en a profité pour aller au Bontebok national park, une réserve d’antilope que l’on trouvait auparavant en grand nombre dans la région. On s’est baladé dans cette savane et on a eu de la chance, on a vu plusieurs espèces puis on s’est posé au camping et baigné à la rivière et là c’était top. Nous n’étions pas retourné dans un parc depuis Addo et par là même au camping, il y a plus de deux semaines.

Ça nous donne l’impression d’être à l’hôtel 5 étoiles quand on est dans un camping !!! On avait même l’électricité . Y avait pas grand monde, on avait la place. On a cuisiné avec le four, fait un peu de ménage, pris de bonnes douches…. On a aussi bien profité de la rivière et baladé sur un chemin, l’Aloe Hill Trail en raison des grandes aloes speciosa très nombreuses.

On a fini le lendemain par décoller mais à 16H30, ce qui était tard vu que l’on ne savait pas où dormir … On a roulé pas mal puis on a tenté de demander l’hospitalité dans une ferme le long de la route, et là encore on a été chanceux et touchés par l’hospitalité et la gentillesse des personnes de l’Afrique du Sud. Ici nous sommes dans une province, le Cap Ouest beaucoup plus blanche que celles que nous avons traversé précédemment,  et c’est le père et son fils qui nous ont permis de nous garer dans leur cour devant la maison, et nous ont autorisé à utiliser le poolhouse pour les WC et la douche et un lavabo, bref une vraie salle de bain. Grand luxe !! Ce soir là il faisait frais , et il était déjà presque 19H donc nous n’avons pas pu profiter de la piscine. La maman est venue nous trouver pour parler un peu et nous a expliqué qu’ils étaient invités chez les voisins en ce vendredi soir, next door. Cette expression nous a amusé car les voisins juste à côté ici ce n’est pas la même chose qu’en France vu la taille des propriétés !!!!! Nous l’avons revue le lendemain matin quand avec une grande gentillesse elle nous a amené un plateau petit déjeuner avec saucisses de springbok, œufs au plats, rondelles de figues de Barbarie et toasts beurrés au cheddar râpé. Ils partaient eux aussi de bonne heure à Hermanus comme nous mais pour un motif moins sympa, des funérailles.

Hots Springs et vignobles

Puis nous repartons d’ Outdshoorn par la route 62, qui nous mène à Montagu après un bivouac sur le parking du café « The Blue Cow » à Barrydale. En arrivant la veille au soir nous avons demandé aux propriétaires l’autorisation de se garer. Nous y avons passé un très bon moment. Une incendie ravageait les montagnes non loin et les moyens de lutte ne suivent pas….

A Montagu, nous avons fait les bourgeois : pour même pas le prix d’une nuit de camping, nous sommes allés nous baigner dans des piscines d’eau chaude naturelles, dans un cadre rocheux super luxueux. Malgré la chaleur nous avons apprécié le grand bain à 36° !!! Il y avait même plus chaud : 39°.

Nous n’étions plus très loin des vignobles autour de Robertson. Nous y avons fait un tour en bateau pour faire plaisir aux enfants (le concept étant de déguster du vin et du fromage sur le bateau mais nous n’avions pas faim à 14H et nous voulions nous réserver pour le suivant !!)  puis nous avons bougé de ce domaine qui nous avait aussi offert un super lieu de bivouac. La veille, un peu tard dans la soirée, les gardiens sont passés et ont téléphoné au propriétaire qui a donné sa permission pour que nous restions garé là pour la nuit.

Ensuite nous sommes allés à Van Loveren, un autre domaine avec des jardins magnifiques sur les conseils de la propriétaire du Blue Cow. Nous y avons fait une dégustation de vins avec du fromage à l’heure de l’apéro et ce qui nous a plu c’est que les enfants aussi ont eu droit à leur dégustation de jus de raisin accompagné de bonbons. Nous y avons croisé un couple suisse/ allemand, Jenny et Martin, charmant. Les vignobles sud- africains de cette région sont vraiment étonnants car ils se trouvent (avec quelques vergers) au milieu en fait du désert.

Ici les bouteilles sont bien 3 fois moins chères qu’en France, mais vu le prix de la main d’œuvre ….. En tout cas, le vin est plutôt bon. C’est un secteur en pleine expansion et il y a moyen pour les amateurs d’y passer un mois complet voir deux à faire la tournée des vignobles !!! Nous allons enfin faire un tour dans un jardin sec avec pleins de magnifiques cactus.

Le Karoo, terre de la soif

Par le col de l’Outeniqua, nous remontons dans les terres depuis Georges. Encore des paysages de montagnes superbes et variés. A Outdshoorn, pays des autruches, nous visitons une ferme d’autruches. La ville est le centre historique de l’élevage d’autruches qui servait à orner de plumes l’aristocratie anglaise jusqu’en 1914. Cela a fait la fortune de nombreux fermiers du coin. Aujourd’hui l’élevage est toujours intéressant car en dehors des plumeaux en plumes d’autruches (Chic, so chic), il y a la viande et le cuir, et aussi les œufs qui sont juste énormes. Les coquilles servent de support à des œuvres d’art et le tourisme est aussi bien développé.

Après l’historique et la visite de la ferme, nous demandons à dormir sur le parking. Le propriétaire non seulement nous y autorise mais en plus nous ouvre le bassin couvert adjacent et nous offre une bouteille de vin. Encore un accueil incroyable ! Avec le temps lourd qui vire à l’orage c’est juste parfait, ça rafraichit et ça nous fait même office de douche !!

La région abrite la plus grande et la plus belle grotte d’Afrique : les Cangos Caves. La visite est un incontournable et « l’adventure tour » permet de faire un petit circuit un peu spéléo très sympa. La route des cols du Swartberg nous emmène à Prince Albert, jolie bourgade en plein désert, où l’on restera passer la nuit ; la route est incroyable, le paysage change complétement une fois passé le col et devient un désert rouge et ocre battu par le vent. Nous n’avons pas pu descendre du camion au col car le vent aurait arraché les portes. Nous avons rencontré un français, Didier, vivant à Prince Alfred depuis 6 ans. Il nous a parlé du Burning man à propos de sa fille , un évènement venant du désert américain à la mode chez les jeunes du Cap et j’ai vu ensuite que ça arrivait en France. C’est en fait un festival de quelques jours où l’on brule d’énormes constructions en bois. Le prochain devait avoir lieu bientôt dans le Cederberg à Calvinia.

NOVATEK CAMERA
EXIF_HDL_ID_1

Retour à Outdshoorn par une très jolie route où nous faisons une halte baignade dans un joli trou d’eau pied d’une cascade de 60 m, Meiringspoort, un peu sèche à cette saison. Pleins de groupes d’enfants et d’ados défilent mais avec un peu de patience nous nous retrouvons seuls à nous baigner. Nous y croisons un couple de Hollandais que nous retrouverons un peu plus tard dans la soirée à Outdshoorn.

Garden road: la route des Jardins

Après Addo, il faut bien continuer, alors nous reprenons la route jusqu’à Jeffrey’s Bay. Cette station balnéaire, la première que nous voyons, est réputée pour le surf dans le monde entier. Honnêtement, on devient difficile mais c’est l’endroit le plus moche de tout ce que l’on a pu voir !!! Elle possède quand même un certain charme désuet années 80 et le bivouac est sympa, surtout que le lendemain matin, on a pu apercevoir des dauphins nager non loin des surfeurs. Pour nous ce sera café internet et musée des coquillages avec de belles pièces du momde entier. Ici il y a le paper nautilus, c’est un coquillage vraiment superbe (Cédric en avait 3 beaux exemplaires chez lui).

Nous passons aussi à Saint Francis Cape, et il y a un centre de secours de pingouins. A côté du parking, où nous sommes garés il y a un petit chantier. Un homme chargé de la surveillance du chantier nous aborde car il a regardé le blog. Il nous emmène voir un puffader, une vipère commune en Afrique (néanmoins très dangereuse car son venin s’attaque aux tissus). La bestiole ( sans doute un bon mètre de long) est confortablement lovée dans les rochers, non loin de là où l’on s’est baladés !!! on s’est approché suffisamment pour l’entendre siffler ! Nous avons aussi parlé avec Sue.

Sam se plaint un peu d’avoir mal à la tête depuis quelques jours et voilà que je me sens pas top non plus. Le lendemain, c’est la lutte pour me lever, j’ai mal partout, et surtout à la tête. Je me retrouve à dormir quasi toute la journée pendant que l’on roule avec un arrêt à midi sous une pluie battante. Nous nous arrêtons à Monkeyland dans l’après- midi. Les garçons font la rencontre d’Andy et de Marina, des guides du parc aux singes et lémuriens de Madagascar. Andy est congolais donc il parle couramment français ce qui ravit les enfants et il est hyper sympa. La visite a lieu le lendemain , je me sens mieux et ça nous laisse du temps pour en profiter. Nous enchainons les deux parcs (Monkeyland et Bird of Eden) toute la journée, les enfants sont ravis. Noé retient par cœur toutes les explications d’Andy, notamment que les lémuriens noirs et blancs pissent et crottent sur les personnes qui se placent en dessous d’eux ( ils sont les ¾ du temps perchés dans les arbres) !!!

Notre bivouac non loin de là à Nature Valley est l’un des meilleurs que l’on ait eu. Eau douce de la rivière et plage magnifique l’une à côté de l’autre, des moules en pagaille … On s’est régalé le soir avec notre moules- frites maison.

Le combo Monkeyland / Bird Of Eden comprend aussi un dernier parc Jukani (fauves). Nous y recroisons une famille franco-belge vivant à Londres, Anne-Sophie, Charlie et leur fils de 3 ans Amédéo. Ils nous invitent manger dans un resto réputé, « Chez Enrico » situé sur une plage magnifique mais urbanisée. Les maisons du coin sont juste incroyables, des maisons de millionnaires.

Après ce bon poisson, nous visitons Jukani (eux l’avaient déjà fait) .

Nous sommes arrivés en fin de journée à Pletterberg bay. Nous dormons sur un parking du front de mer (à l’arrache) et partons tôt dans la superbe réserve naturelle de Robberg pour petit déjeuner et randonner. C’est une péninsule sauvage avec une importante colonie de phoques du Cap (ça pue !!!!)

Après avoir fait l’école, nous continuons la route car on a pas trop envie de retourner au bivouac de la veille (et la réserve est fermée la nuit) !!! On se stoppe à un bivouac sauvage en forêt avec une belle chute d’eau pas loin et même un point de baignade des locaux à 10 km de Knysna . Noé a eu le passage de la petite souris (enfin le suricate).

Nous avons passé une matinée à Knysna, une petite bourgade animée. Réputée pour ses huitres, on a testé mais on s’est partagé une douzaine à trois car c’était franchement pas donné !! On a pu y faire nos courses, une laverie, et un tour à la poste. L’ambiance de Knysna nous a beaucoup plu, c’était chouette aussi de voir une école mixte noirs et blancs. Le bivouac du soir sera à Wilderness (bon site de parapente) en bord de plage où les enfants se font un beau château de sable et où l’on a pu remplir le réservoir d’eau du camion.